Huby Saint Leu

Les droits dont l’abbaye d’Auchy jouissait à Huby remontent à la fondation du monastère. Les habitants du village prenaient dans la forêt tout le bois nécessaire pour la construction de leurs demeures et pour le

Description

1112. Hubi, 1218. Hubi, 1507. Le Mont-Huby-les-Hesdin, 1587. Saint-Loup, 1639. Saint-Leu, 1650. Saint-Leu, 1793. Mont-Blanc.

Les droits dont l’abbaye d’Auchy jouissait à Huby remontent à la fondation du monastère. Les habitants du village prenaient dans la forêt tout le bois nécessaire pour la construction de leurs demeures et pour leur chauffage.

Les derniers seigneurs d’Huby étaient les Salperwick.

La forêt d’Hesdin occupe la plus grande partie du territoire d’Huby-Saint-Leu. Les comtes d’Hesdin et les ducs de Bourgogne y chassaient fréquemment et la garenne ou la réserve avait de vastes limites qui s’étendaient depuis la Canche jusqu’à Fillièvres, Auchy, Wamin et La Loge. Personne ne pouvait courir le lièvre ou lâcher le faucon dans la garenne. Les étrangers qui la traversaient avec des chiens étaient obligés de suivre les chemins, et les habitants des villages devaient enchaîner les leurs, sous peine de 60 sols parisis d’amende. Le comte ou son châtelain chassait-il dans la forêt, les seigneurs du voisinage s’abstenaient de ce plaisir pendant trois jours, afin que les officiers et les gardes eussent le temps de rabattre le gibier sorti de l’enceinte.

Le droit de garenne, l’un des plus appréciés au moyen-âge, donnait encore le droit de tendre des pièges pour prendre les bêtes fauves.

La forêt, située sur un plateau légèrement accidenté, a une étendue de 987 hectares, 32 ares. La profondeur du sol varie de 50 centimètres à 3 mètres. Elle s’exploite en taillis sous futaie à la révolution de 38 ans, en une seule série. Les essences dominantes sont : le chêne, le hêtre, le frêne, le charme et le bois blanc, mais la proportion du chêne et du hêtre ne dépasse pas un dixième.

Le chêne est le pédoncule et on en trouve de beaux spécimens : le gros chêne mesure 4 m . 80 de circonférence à l m . 30 du sol. Il a 16 mètres de fût sous branches et la cîme a 12 mètres d’élévation; le hêtre, qui se plaît dans les terrains calcaires, est très abondant. Les quatre frères, placés au centre de la forêt, ont une réputation: ce sont quatre hêtres jumeaux; le plus petit mesure

2 m . 10 de circonférence, et le plus fort a 3 m . 30. La hauteur moyenne des hêtres de quatre-vingts ans est de 25 à 28 mètres, les frênes sont très estimés; plusieurs ont 3 mètres de circonférence.

Le personnel de la forêt d’Hesdin comprend un brigadier et deux gardes logés en maison forestière, plus un cantonnier chargé de l’entretien de la voirie.

Le revenu moyen des six dernières années est de 81,000 francs.

La chasse est louée 2,850 francs.

Le chevalier de Ville cite plusieurs fois Saint-Leu dans la relation du siège, il ne parle cependant pas d’une batterie que les Français avaient placée derrière l’église et qui est indiquée sur la vue perspective d’Hesdin à cette époque.

Archéologie

Le chœur de l’église, qui a été construit au XVIè siècle, par Messire François de Créqui, est vaste et d’une architecture remarquable. La nef est voûtée en berceau avec charpente apparente. Les poutres et les sablières sont richement sculptées et représentent les apôtres et d’autres personnages de l’ancien et du nouveau testament. Un grand nombre d’écussons armoriés, dont plusieurs ont été mutilés, rappelaient le souvenir des fondateurs et notamment des sires de Créqui. La flèche en pierre, qui surmontait le clocher, a été démolie à l’époque de l’incendie qui faillit consumer toute l’église en 1803. Cette flèche gothique est reproduite dans un ancien dessin à la plume que possède M. G. Vallée et que M. Vincent a publié sous le titre : Hesdin vu de la forêt. L’autel qui porte la date de 1683 est corynthien.

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