Le Souich

Des médailles de Marc Aurèle et de Maximien trouvées dans le sein de la terre rendent plus que probable la possession du sol par les romains.

Description

Des médailles de Marc Aurèle et de Maximien trouvées dans le sein de la terre rendent plus que probable la possession du sol par les romains. On peut donc affirmer par ce fait l’ancienneté de ce village, son nom, s’il faut en croire.la tradition populaire, lui proviendrait, d’une prodigieuse souche d’orme appelée l’arbret du Souich. Du sommet de ce géant végétal on apercevait, dit-on, le mont Cassel. La tradition ajoute que des signaux auraient été faits de ces deux points si éloignés.

L’église était sous le patronage du prieur de Sarton. La dime était partagée entre ce prieur, celui de Lucheux, le collège d’Amiens et le curé. L’autel fut donné en 1094 à l’abbaye de Ham en Artois par l’évêque d’Amiens, Gervin. l’abbé de Ham en était collateur.

En 1707 le gros du bénéfice était de 300 livres. Il était payé au curé par les décimateurs, savoir : le prieur de Framecourt religieux de l’ordre de Saint Benoît de l’abbaye de Ham près Lillers, les RR. PP. jésuites de la Ville d’Amiens et MM. de la Congrégation de la mission ou du Séminaire de ladite ville. (Notes du curé Jean Huel 1707. Registre de Paroisse).

L’un de ses seigneurs Floridas du Soys fut tué à la bataille d’Azincourt. (Harbaville, Moristrelet chr.)

Pierre du Souich, seigneur de Fovencamp,. fils de Pierre et de Françoise d’Azincourt épousa Isabelle de Rubempré. (Le Carpentier p. 971.)

Vers 1515 Guy, seigneur du Souich et de Fovencamp marie sa fille Jeanne d’Estrées à Ambroise de Sarcus seigneur de Courcelles. (Id. p. 362.)

Plus tard la seigneurie de ce lieu passa dans la famille Bournel. En 1683 elle était aux mains de Bournel marquis de Namps, baron de Monchy-Cayeux, seigneur du Souich. (Collection Godin.)

En 1770 haute et puissante dame Marie de Bournel dame du Souich et.de Moncheaux douairière de haut et puissant messire Adrien-Eugène Herman comte d’Hinnisdal etc., loue la ferme du Souich à un sieur Picavet.

Le baron de Saint-Mard possédait la terre, du Souich en 1789. (Harbaville). Il la tenait de la baronne de Fumai.

Sa coutume a été rédigée en 1507.

Ses registres de catholicité remontent à 1684.

Archéologie

Jusqu’à la Révolution le village faisait partie du diocèse d’Amiens. L’église date du XVIè siècle et ne présente rien de remarquable à l’extérieur. Le croisillon qui renferme l’autel du patron Saint-Nicolas, est séparé de l’église par une belle et haute arcade ogivale et montre les restes d’une voûte à nervures de pierres dont les retombées offrent des culs de lampe bien fouillés. Une élégante crédence est sculptée dans le mur méridional avec un art exquis.

Le maître autel est de 1639 et a le cachet de l’époque. Une voûte en bois existait autrefois clans l’église, sur les grosses poutres qui la soutenaient et qui s’appuient sur les arcades de la nef, plusieurs têtes grimaçantes d’une grande pureté de sculpture ont été sciées dernièrement, on les voit encore dans la sacristie où elles ont été conservées. Elles présentent une grande analogie avec celles qui ornaient l’ancienne église de Camblain-l’Abbé.

A l’entrée du Souich vers la forêt existait une belle chapelle, objet d’un culte suivi et fréquenté, dédiée à N.-D.de Consolation.

Détruite en 1793, elle fut relevée vers 1825 par la piété des habitants sous l’administration du pasteur, M. Horin.

Un petit château moderne fut construit dans le XVIIIè siècle par M. Leclément du Souich.

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