Magnicourt-sur-Canche

Description

Son nom signifie Grand-Domaine. On lui donna la qualification de Magnicourt-sur-Canche pour le distinguer de Magnicourt-en-Comté; c’est là, en effet, que sont les sources de la Canche. Ce village faisait anciennement partie du diocèse de Boulogne, à part neuf maisons qui dépendaient de l’évêché d’Arras. Les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem le possédaient en partie. En 1376, il entra dans la dot de Jeanne de Châtillon, comtesse de Saint-Pol. (Harbaville, Turpin, Hist. des comtes de Saint-Pol).

L’abbaye d’Etrun eut dans la suite la possession de Magnicourt. La terre et les bois appartenant à Alelme d’Arras et à son frère Gérard, lui avaient été donnés par ces derniers. (Charte de Robert, évêque d’Arras).

Hector de Magnicourt, seigneur de Verchin-en-Ternois, fut tué à la bataille d’Azincourt où il avait été fait chevalier. Son fils fût Jehan de Verchin.

M. Petit, fermier à Magnicourt, fut nommé député aux États généraux par le Tiers-État et fut de l’Assemblée constituante.il mourût au château de Maizières, vers 1845, dans un âge très avancé.

Un autre membre de cette famille, M. Jean-Baptiste Petit, fut élu représentant du peuple, en 1848, par le département du Pas-de-Calais. Il se retira à Magnicourt où il mourût en 1862. Il avait été créé chevalier de la légion-d’honneur.

En 1795, Magnicourt était chef-lieu de canton.

Archéologie

L’église, entourée du cimetière, est placée à mi-côte sur un petit plateau. Elle est du XVIè siècle, le bas de la maçonnerie est en damier de grès et de silex. Une seule fenêtre ogivale est restée au chœur. Les autres ont été rétablies avec les murs dans un style moderne. Le chœur présente une voûte en pierres à nervures, dont les arceaux se (réunissent et se terminent dans le milieu par un cul-de-lampe. Cet ornement qui a disparu était sans doute sculpté aux armes de l’abbaye d’Étrun.

Plusieurs pierres tombales mutilées, sans doute en 1793, conservent le souvenir de quelques baillis ou lieutenants du nobles du monastère. On y remarque aussi au milieu de la nef et vis à vis les portes d’entrée un bénitier en grès monolithe, avec un soubassement octogone de même matière, et de près d’un mètre d’élévation. Un bel autel en pierre de forme gothique et dédié à Saint-Vaast, patron de l’église, est orné de quelques bas reliefs représentant quelques épisodes de la vie du saint Pontife.

Un souterrain-refuge existe au voisinage de l’église. On y remarque encore en divers endroits les traces que le feu et la fumée ont laissées sur les murailles et çà et là quelques dessins d’instruments aratoires gravés sur la pierre. Il n’est plus accessible que dans une courte étendue.

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