Maresquel

L’abbaye-de Saint-André, ordre de Prémontré, d’abord fondée à Maresquel, « inmaraculo » sur les bords de la Canche, en 1135, prit le nom de Saint-André-des-Aulnes ou de l’Aulnoye, « Sanctons-Andreas-de-Alneto », à cause de la grande quantité d’aulnes qui croissaient dans cette vallée. Vingt ans après., les moines transportèrent cet établissement à Grémécourt, tout en conservant une prédilection marquée pour le berceau de la communauté,’ qui devint, sous le titre de Aulnoy, le centre d’une paroisse administrée par un des leurs.

Description

L’abbaye-de Saint-André, ordre de Prémontré, d’abord fondée à Maresquel, « inmaraculo » sur les bords de la Canche, en 1135, prit le nom de Saint-André-des-Aulnes ou de l’Aulnoye, « Sanctons-Andreas-de-Alneto », à cause de la grande quantité d’aulnes qui croissaient dans cette vallée. Vingt ans après., les moines transportèrent cet établissement à Grémécourt, tout en conservant une prédilection marquée pour le berceau de la communauté,’ qui devint, sous le titre de Aulnoy, le centre d’une paroisse administrée par un des leurs.

En même temps qu’ils faisaient les réparations nécessaires aux moulins à blé et à fouler le drap, les moines entretenaient avec soin la chapelle qui fut reconstruite en 1755.

Deux abbés de Saint-André naquirent à Maresquel : Euguerrand de Fruges (1407) et Siger ou Sohier le Maistre (1483). (Voir art. Gouy-Saint-André).

Gualdric seigneur de Maresquel est cité aux cartulaires de Valloires et de Dommartinen 1172.

Guarin, son successeur, vivait en 1125.

Vient après Guillaume, chevalier, seigneur de Maresquel, père de Guarin II et aïeul de Baudouin, qui se maria d’abord avec Sara ; puis avec Agnès, la fille du seigneur de Gampigneules. Baudouin de Maresquel, chevalier, vendit son domaine à messire Jacquemets de Contes en 1253. Celui-ci le transmit à ses descendants : Catherine de Contes, dame de Maresquel, en hérita à la mort de son père et de ses deux frères tous trois tués à la bataille d’Azincourt, en 1415.

Elle s’allia à messire Jehan de Fromessent dont deux fils : Jean et David, décédés sans postérité et une fille mariée à Jean de Crecques ou de Cresecques devenu seigneur de Maresquel.

L’héritière de Jean de Cresecques, Jeanne, porta en dot la terre de Maresquel à Jean de Croy, seigneur châtelain de Beaurain qui l’ajouta à ses vastes domaines.

Jusque là, elle relevait en pairie du château de Beaurain et ses possesseurs devaient chaque année à leur suzerain, un chapon blanc portant à la patte une sonnette d’argent.

Lieu-dit

Buireuilles. Buirœles. Buirœules. Buirœlez.

Dès le douzième siècle, Bureuilles formait un fief, tenu de Beaurain, qui fut possédé successivement par Gualdric, fils de Baudouin, (1153) et par Guillaume, l’un des témoins du testament de messire Guillaume Golet en 1247. Charles Louis de Lascaris Vintimille, colonel d’infanterie, chevalier de St-Louis, demeurait, en 1748, au château de Bureuilles. Chapelle fort ancienne dédiée à Nôtre-Dame.

Gossemetz. Gossumes. Gossumetz,

Compris dans la donation faite par messires Euguerrand et Hugues de Beaurain à l’abbaye de Saint-Josse-au-Bois, en 1154.

Riquebourg. Richarii Rurgus. Rikebor. Rikébort.

Siège de l’importante paroisse autrefois établie sous le vocable de Saint-Pierre.

Le village de Campagne en dépendit jusqu’en 1777.

Il n’y eut jamais d’abbaye à Riquebourg, que certains auteurs ont confondu avec Grémécourt. Il existe aux archives départementales un registre des censives dues à l’église de Riquebourg.

Les deux moulins de Maresquel furent vendus, le 11 mai 1791, à M. Duhamel qui les revendit, le 11 décembre 1812, à M. Duval Boidin ; celui-ci les aliéna, le22 mars 1816, au profit de M. Violette qui les loua à MM. Baudrant et Laligant. Ils y établirent en 1826 une fabrique de papier à la main. M. Delcambre reprit l’établissement en 1837.

M. Laligant l’organisa en 1842 sur une échelle plus considérable. Trois machines fabriquent actuellement de 11 à 1200 kilos de papier par jour. (Observations pour M. Violette propriétaire de l’usine de Maresquel-sur-Canche, en réponse aux rapports de M. l’ingénieur des ponts et chaussées, des 8 juillet 1841, 5 mai et 7 juin 1842. (Arras, 1843.)

Archéologie

L’architecture du chœur est remarquable ; il appartient à la première moitié du XVIè siècle.

Huit écussons ornent les retombées des nervures de la voûte et rappellent le souvenir des sires de Croy, châtelains de Beauraiu, seigneurs de Maresquel et de leurs alliances.

1er écusson : Écartelé : Au 1 et 4 d’argent à 3 fasces de gueules, qui est de Croy,

Au 2 et 3 d’argent à 3 doloirs de gueules, qui est de Renty.

Sur le tout, écartelé : Au 1, Lorraine. Au 2, d’Alençon. Au 3 et 4, d’Harcourt. (Voir l’article Beaurainvïlle.)

2è écusson : de sinople à 3 macles d’argent, qui est de Berghes.

3è écusson ; d’or à là croix de gueule chargée de 5 coquilles d’argent, qui est de Saint-Oudart.

4è écusson : d’or à 3 chevrons de gueules, qui est d’Ivry.

5è écusson : à la croix cantonnée de 4 clés.

6è écusson- : parti. au 1er à 3 fleurs de lys, au 2 à un aigle et à un lévrier.

7èécusson : écartelé : au 1 et 4, à 3 fleurs de lys au pied nourri;, qui est de Wignacourt ?

Au 2 et 3 losangé, qui est de Palatin ?

Le clocher surmontant le portail date de 1792 ; on voit aux archives du département le pouvoir délivré par le citoyen maire de Maresquel, Bouchez au citoyen Lens receveur de la fabrique, l’autorisant à payer « cinquante livres pour descente des cloches, des croix de fer du cimetière et des représentations qui se trouvaient dans l’église » le 10 floréal, au IV.

Une communauté de sœurs de Saint-Basile s’était installée à Maresquel ; elle quitta cette résidence vers 1840 et se fixa à Rue.

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