Pommera

Les celtes paraissent avoir eu un établissement en ces lieux.

Description

Les celtes paraissent avoir eu un établissement en ces lieux.

On peut encore en constater les vestiges dans une fosse spacieuse creusée dans le bois (Harbaville).

D’autres découvertes signalent sur son territoire un camp romain non loin du village (id. mém. hist.)

Pommera devint une seigneurie Pairie dépendant de la châtellenie de Pas et médiatement du comté de Saint-Pol. (Turpin).

Un titre de l’an 1200 assigne la septième gerbe de dîme de Pommera au prieur de Pas. (Le P. Ignace mss.)

Une censé ou ferme de Pommera avait pris le nom de Sainte Marguerite parce qu’une statue de cette sainte y avait été placée soit dans une niche, ou contre un arbre, ou dans une petite chapelle. La pieuse vénération qui y était attachée dans le pays et la confiance qu’elle inspirait aux femmes enceintes qui allaient ou qui envoyaient prier aux pieds de cette image, y déterminèrent l’érection d’une plus vaste chapelle. Celle-ci devint un lieu de pèlerinage et Pommera prit le nom de sa patronne au point qu’il ne fut plus connu que sous la dénomination de Sainte-Marguerite. (Le P. Ignace, Mss.)

L’an 1445, le comte de Saint-Pol Louis de Luxembourg aliéna Pommera avec d’autres terres. (Le P. Ignace.)

Charles de Croy, prince de Chimay et Marie de Brimeu, son épouse, cédèrent la seigneurie en 1585, à Antoine Belvallet, seigneur de Belacourt et de Cuvigny. Elle passa par mariage de Philippine de Belvallet, dame dePommera, à Robert de la Motte, seigneur de Beauregard. L’aîné de ses trois fils, Philippe de la Motte, fut seigneur de Pommera. Plusieurs de ces nobles personnages furent inhumés dans son église. (Le P. Ignace).

M. Cunchy de Fleuri, par son mariage avec une des filles De La Motte, devint titulaire de la seigneurie de Pommera, qu’il vendit, en 1772, à M. de Beugny de Bondus.

Le duc de Bisaccia qui venait de faire séjour avec son parent le comte d’Egmont à Habarcq et partait pour l’Italie, fut frappé d’apoplexie à Pommera, et y mourut vers 1725. (Le P Ignace, mss.)

En 1789, M. Louis-Nicolas-Xavier de Pommera, fils de l’acquéreur, en était propriétaire.

Pommera-Sainte-Marguerite était aussi la paisible et douce villégiature de l’excellent Harbaville, notre maître à tous dans la commission des monuments historiques dont il était la lumière et le chef vénéré. Il tenait cette propriété de sa femme Mademoiselle de geugny de Pommera.

Archéologie

L’an 1632, le clocher de l’église fut construit à neuf, et l’on signale l’agrandissement de l’église à cause de l’accroissement de la population et de l’extension du pèlerinage par ou pour les femmes enceintes. Harbaville signale une moderne et belle église à trois nefs, détruite pendant la Révolution.

Après le rétablissement du culte, Pommera fut annexe de Mondicourt et se trouva réduit à une fort modeste chapelle.

Depuis quelques années la cure est rétablie et une belle église a été relevée par la munificence des habitants.

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