Rumilly

Le Rumiliacum, acquis par Rigobert en 704, se trouvait in pago Tarvanensi et, par conséquent, hors du pagus Boloniensis dont les limites sont incontestables ; aussi Courtois n’a-t-il pas hésité à revendiquer pour Remilly-Wirquin, la citation que M. Harbaville attribue à Rumilly. (Cart. de Saint-Bertin, p. 32.)

Description

Le Rumiliacum, acquis par Rigobert en 704, se trouvait in pago Tarvanensi et, par conséquent, hors du pagus Boloniensis dont les limites sont incontestables ; aussi Courtois n’a-t-il pas hésité à revendiquer pour Remilly-Wirquin, la citation que M. Harbaville attribue à Rumilly. (Cart. de Saint-Bertin, p. 32.)

Le comte de Boulogne, Eustache III, ayant eu la douleur de perdre son fils unique, remit le gouvernement de la province à Etienne de Blois et se retira à Rumilly, où il termina ses jours revêtu de l’habit des moines Bénédictins. Telle est l’origine du prieuré de Saint-Pierre-de-Rumilly-le-Comte, que nous trouvons désigné, en ces termes, dans la Bibliothèque de Cluny : S. Pétri de Romiliaco-comite prioratus.

Une bulle de Lucius III, insérée au bullaire de Cluny, confirme les possessions de cet établissement. On y voit qu’il possédait de grands biens, et notamment plusieurs églises au diocèse de Londres qui provenaient des donations faites par Guillaume le Conquérant à Eustache II, comte de Boulogne, en récompense du concours qu’il lui avait prêté à la bataille d’Hastings. La bulle mentionne parmi les possessions françaises le village de Rumilly : celui de Bourthes et d’autres localités dont le nom paraît altéré par les copistes, ou qui sont maintenant inconnues, avec des moulins, des étangs, des cours d’eau, des fossés de dérivation, des prés, des pâtures, des bois et des esclaves des deux sexes.

Lorsque le prieuré tomba en commende, les titulaires n’y résidèrent plus. L’ancienne chapelle et la maison conventuelle existaient cependant encore en 1725 ; François de Thombes, prieur de Rumilly et chanoine de N.-D. de Boulogne, assista à la cérémonie d’expiation qui eut lieu à Montreuil, le 28 septembre 1635, à l’occasion de la levée de l’interdit lancé contre cette ville par l’évêque d’Amiens.

Charles de Créqui était prieur de Rumilly en 1714. La dîme se partageait alors entre lui, le prieur d’Herly et le chapitre de Fauquembergues.

Le présentateur à la cure était le prieur d’Herly.

Hameaux

Beaussart. Le Pouillé de 1725 mentionne à Beaussart-au-Bois une chapelle de Jésus-Flagellé où l’on ne disait plus la messe. Il y avait alors 26 feux à Beaussart-au-Bois et 17 feux à Beaussart-à-1’Eau.

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